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La ville de Méru, à la frontière de l’Ile de France, à 50 km au Nord de Paris, a longtemps été marquée par la pratique de la tabletterie. Dès le 17ème siècle, les paysans des environs s’adonnent à cette activité qu’ils exercent à domicile lors des mois d’hiver, période de morte saison agricole. Ils se révèlent d’habiles artisans. Les matières qu’ils façonnent sont la nacre, mais aussi l’ivoire, l’os, l’ébène, la corne ou encore l’écaille. Ils fabriquent des objets plus ou moins luxueux ou utilitaires comme des éventails, des boutons, des dominos… Au 19ème siècle, la tabletterie connaît un véritable essor. Au 20ème siècle cet artisanat s’industrialise et le Pays de Thelle devient le plus grand centre européen de fabrication de boutons de nacre. On recense dans les années 1910, plus de 10000 personnes exerçant ce métier. La tabletterie était devenue l’activité économique prépondérante de la région. Sa production fournissait le marché international, ce qui valut à Méru le surnom de « Capitale mondiale de la nacre ». L’idée d’un musée émerge dans les années 1970, au sein d’un petit groupe de passionnés d’histoire locale, car la tabletterie est alors en passe de disparaître. Devant l’urgence, ils décident de s’y intéresser de près et sont rejoints dans leur entreprise par diverses associations à vocation culturelle. Ensemble, ils sauvent un grand nombre d’objets et de machines issus de cette industrie traditionnelle. Ils s’attachent également à réunir des témoignages, tant oraux, bibliographiques que photographiques. La collecte et la réappropriation des savoir-faire ancestraux permettent ainsi d’entretenir une mémoire chère à l’identité régionale. C’est ce patrimoine immatériel qu’ils souhaitent par-dessus tout préserver et transmettre aux jeunes générations

Source: Dossier de presse du musée

http://www.musee-nacre.com/