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C'est dans un document de 1125, où Mathieu le Bel, futur seigneur de Villiers, énumère ses possessions, que le nom de Saint Brice apparaît pour la première fois. Le village est la seigneurie des Montmorency au XIIIe siècle mais en 1632, le duc de Montmorency, coupable d'avoir conspiré contre le roi Louis XIII, fut décapité en place publique à Toulouse. Ses biens furent dévolus à sa sœur, Charlotte, la femme du prince de Condé, puis du comte de Vienne, brigadier des armées du roi au XVIIIe siècle. La communauté villageoise compte à cette époque environ 171 foyers c'est-à-dire 800 habitants, vivant pour la plupart de l'agriculture et, en complément, de la fabrication de dentelle alors florissante dans la région. La vigne représentait la principale activité agricole. Saint Brice présentait déjà son doubleaspect résidentiel et rural. Les belles proprietés jouxtaient des vignobles. Le travail à domicile de la dentelle constituait un important source de revenu pour la commune. L'Empire, puis la Restauration, amenèrent un certain nombre de notable dans la commune. Saint Brice devint alors une bourgade agricole et prospère et le restera jusqu'à la Première Guerre mondiale (1914-1918). Vers 1935, on observe une mutation agricole: Les terres maraichères laissent la place à l'arboriculture. On remarque alors que 80% des terres disponibles sont plantées en poiriers dont les fruits étaient très prisés sur les marchés. La population, à cette époque était de 2700 habitants environs. L'activité agricole demeurait importante, la région constituant une réserve maraîchère : choux-fleurs, petits pois, poires, pommes, fraises… Pendant la guerre prusienne de 1870/1871, la commune, abandonnée par ses édiles, dut sa survie au dévouement sans faille et à la sagesse de son curé, l'abbé Louis Salati, qui, au péril de sa vie, assuma les fonctions de maire. En 1877, la gare entre en activité. Elle s'appelle Sarcelles-Saint~Brice, malgré un usage qui donne à la commune propriétaire du terrain le droit de figurer en tête du nom. Le chemin de fer va révolutionner la vie du village: les parisiens viennent de plus en plus nombreux passer le dimanche à la campagne et les cultivateurs ont de nouvelles possibilités pour expédier leurs fruits et légumes. En 1907, la seule gare de Sarcelles-Saint~Brice expédie depuis deux mois 140 wagons de poireaux par mois dans les centres du Nord: Lille, Roubaix, Valencienne, Cambrai, … Pendant le conflit 1914-1918 Saint-Brice n'était pas très éloignés du front. Les grandes propriétés accueillaient des soldats pendant leurs permissions. Mais le village se trouvait sur la trajectoire de la Grosse Bertha. L'heure n'était plus à la villégiature. Les difficultés apparut: réquisitions, Restrictions, Manque de main d'œuvre... Comme partout en France, les femmes et les enfants prirent la place des hommes dans les champs. 55 saint-briciens périrent durant ce conflit. Après 1918, bien des fortunes locales s'étaient amoindries ou avaient changé de mains et de grandes propriétés furent morcelées pour laisser place aux premiers lotissements : le Clos du Château, le Parc de Mauléon, le Clos Béranger… Pendant la Seconde Guerre mondiale, Saint-Brice ne fut occupée que deux brèves occupation allemande. En juin/juillet 1940 et en août 1944. Les chars de la 2e division de blindés, dirigés par le Général Leclerc, traversa Saint-Brice par l'avenue du Général de Gaulle. (Une plaque commémorative rappelle l'évènement) C'est d'ailleurs le même Général qui délivrera Paris. C'est à partir des années 1960 que la commune va connaître un développement urbain régulier avec la multiplication des résidences et des lotissements, et l'aménagement de zones industriels et commerciales. Aujourd'hui, Saint Brice, avec ses 14690 habitants (Estimation par enquêtes annuelles de 2010) garde son double visage de ville nouvelle très équipée et de village ancien soucieux de garder son patrimoine architecturale, son ame, son histoire et sa verdure. Source:Wikipedia