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Index de l'article

 

Du 1er au 15 septembre 1918, les Anglais reprennent Péronne, Bouchavesnes, Bullecourt, Quéant et les Français Coucy le Château, Coucy la Ville, Ham, Chaunu, Tergnier. Les Américains attaquent et reprennent Saint-Mihiel le 12 septembre 1918.

Le 12 septembre 1918, il défile à Taverny des cavaliers marocains. Nous voyons tous les jours des soldats italiens qui sont cantonnés à Saint-Leu et dans la région ; ces hommes font des travaux sur les voies de chemin de fer. (8)

Il y aura d’autres bombardements d’avions allemands, les 15 et 16 septembre. (4)

Dans la nuit du 15 au 16 septembre 1918, les Gothas nous rendent visite. La canonnade est des plus violente et 2 « Gothas » sont abattus. (34 victimes et des dégâts à Paris et en banlieue. (8)

A Domont, nous trouverons l’unique mention de ces raids de l’aviation allemande, le 6 octobre 1918. Quelques anciens nous ont transmis leurs souvenirs de cette période. Ils nous ont parlé des « Alertes aux gothas ». Ils allaient se cacher dans des caves voutées et ils attendaient dans le noir la fin du passage d’avions. (4)

Du 15 au 30 septembre 1918, les Français et les Américains prennent l’offensive de part et d’autre de l’Argonne. Les Anglais attaquent à l’ouest de Cambrai. Les Belges prennent l’offensive et s’emparent de Dixmude.

Du 1er au 15 octobre 1918, les alliés reprennent au Allemands : Saint-Quentin, Lens, Armentières, La Bassée, Cambrai, Vouziers, La Fère, Laon, Roulers, Menin.

Mornier est nommé gouverneur militaire de Paris.

Rétablissement de l’heure d’hiver dans la nuit du 5 au 6 octobre 1918

Les allemands attaquaient à Noyon, décidés à en finir … Mais, cette fois, nous étions prêts … et leur offensive se termina en déroute … Nous reprîmes le terrain perdu et, comme nos troupes approchaient de ses frontières, l'Allemagne abandonna la lutte. (2)

Pendant la première quinzaine d’octobre 1918, les bonnes nouvelles qui arrivent journellement font espérer des jours encore meilleurs. Le front allemand cède un peu partout, la chance va-t-elle enfin nous favoriser ? les sujets du Kaiser qui se croyaient victorieux reculent devant nos soldats et nos alliés. (8)

Prise de Courtrai, Lille, Douai, Ostende, Roubaix, Tourcoing, Bruges, Zeebrugge, Denain par les alliés.

L’Allemagne offre la paix à la Belgique.

Le chancelier von Hertling et le ministre des affaires étrangères von Hintze démissionnent en Allemagne

Le chancelier d’Autriche Burian démissionne.

La Bulgarie demande un armistice pour traiter les conditions de paix.

L’Allemagne, l’Autriche-Hongrie et la Turquie proposent un armistice général au président Wilson.

Les Etats-Unis répondent à l’Allemagne que les conditions d’un armistice dépendront des chefs militaires alliés, qu’aucune négociation n’est possible tant que persisteront les pratiques illégales et inhumaines, des armées allemandes, que l’Entente doit savoir sans équivoque si le gouvernement allemand à qui elle a affaire représente vraiment la Nation.

« Pas de négociations avec les maîtres actuels de l’Allemagne mais la capitulation pure et simple »

Révolution en Autriche-Hongrie. L’empereur Charles est en fuite.

Révolution en Allemagne, Guillaume II abdique. Le tout nouveau chancelier Max de Bade donne sa démission. Le Kronprinz renonce au trône.

L’Autriche-Hongrie demande une paix séparée. Elle sollicite un armistice immédiat sur tous les fronts et accepte sans réserve toute conditions  du président Wilson.

La Turquie signe l’armistice.

L'armistice avec l’Allemagne :

Début novembre 1918, prise de Valenciennes, Belgrade, Rethel, Vervins, Sedan, Tournai, Maubeuge, Kirson, Mézières.

-7 novembre 1918, la délégation allemande franchit les lignes françaises pour venir délibérer des conditions de l'armistice,

Dans la journée du jeudi 7 novembre 1918, un faux bruit avait circulé avec persistance « l’Armistice est signé ». Le soir à la gare, une foule attend les journaux du soir et est déçue d’avoir eu confiance à cette nouvelle, venue on ne sait comment. (8)

Cette fois, le lundi 11 novembre, vers 10 heures, nous apprenons que l’armistice est réellement signé. A 11 heures, les canons se font entendre ; les drapeaux font leur réapparition car depuis 4 ans les fenêtres n’avaient jamais porté aucun emblème. Les sirènes se mettent de la partie, les cloches de l’église, elles, ne sonneront que dans l’après-midi. De partout, les visages rayonnent, le travail est délaissé, la grande fête de la délivrance commence. Le soir, la mairie est illuminée, des lampions sont allumés à plusieurs endroits. Après 52 mois de lutte, 1961 jours de combat, la paix victorieuse apparaît. (8)

-11 novembre 1918 l’armistice est imposé à l'Allemagne, il est signé à 5 heures du matin, dans un wagon de chemin de fer près de la gare de Rethondes dans la forêt de Compiègne, Erzberger, chef de la délégation allemande, qui sera assassiné trois mois plus tard, par les ultras nationalistes allemands, s'incline devant le maréchal Foch et signe à 11 heures la fin des combats,

Tous les clochers arborent le drapeau français, les cloches sonnent à toute volée et l'Alsace Loraine est rattachée à la France,

11 novembre 1918 (Clemenceau annonce les termes de la convention d'armistice)

Le traité de Versailles

Les principales clauses

A) Sur le front d'occident

I) Cessation des hostilités, sur terre et dans les airs, six heures après la signature de l'armistice.

II) Évacuation immédiate des pays envahis : Belgique, France, Luxembourg, ainsi que de l'Alsace-Moselle, réglée de manière à être réalisée dans un délai de quinze jours à dater de la signature de l'armistice. […]

IV) Abandon par les armées allemandes du matériel de guerre en bon état. […]

V) Évacuation des pays de la rive gauche du Rhin par les armées allemandes. Les pays de la rive gauche du Rhin seront administrés par les autorités locales, sous le contrôle des troupes d'occupation des Alliés et des États-Unis. […] [qui] assureront l'occupation de ces pays par des garnisons tenant les principaux points de passage du Rhin (Mayence, Coblentz, Cologne) avec, en ces points, des têtes de pont de 30 kilomètres de rayon. […]

VI) Dans tous les territoires évacués par l'ennemi, toute évacuation des habitants sera interdite ; il ne sera apporté aucun dommage ou préjudice à la personne ou à la propriété des habitants. Personne ne sera poursuivi pour délit de participation à des mesures de guerre antérieures à la signature de l'armistice. Il ne sera fait aucune destruction d'aucune sorte. […]

VII […] Il sera livré aux puissances associées : 5 000 machines montées et 150 000 wagons en bon état de roulement […] et 5 000 camions automobiles en bon état. […]

B) Dispositions relatives aux frontières orientales de l'Allemagne.

XII) Toutes les troupes allemandes qui se trouvent actuellement dans les territoires qui faisaient partie avant-guerre de l'Autriche-Hongrie, du Royaume de Roumanie, de l'Empire ottoman, doivent rentrer immédiatement dans les frontières de l'Allemagne telles qu'elles étaient au 1er août 1914. Toutes les troupes allemandes qui se trouvent actuellement dans les territoires qui faisaient partie avant la guerre de la Russie devront également rentrer dans les frontières de l'Allemagne définies comme ci-dessus, dès que les Alliés jugeront le moment venu, compte tenu de la situation intérieure de ces territoires. […]

C) Dans l'Afrique orientale.

XVII) Évacuation de toutes les forces allemandes opérant dans l'Afrique orientale dans un délai réglé par les Alliés. […]

F) Clauses navales.

XXII) Livraison aux Alliés et aux États-Unis de tous les sous-marins. […]

G) Durée de l'armistice.

XXXIV) La durée de l'armistice est fixée à trente-six jours, avec faculté de prolongation.

La cessation des hostilités a lieu le 11 novembre à 11heures du matin. (8)

Le 11 novembre 1918, à la onzième heure du onzième jour du onzième mois, toutes les cloches de France sonnèrent à toute volée pour annoncer la signature de l'Armistice … les fenêtres étaient pavoisées, tout le monde chantait, acclamait les vainqueurs : Poincaré, Wilson, Foch, Clémenceau … et le « Poilu » !!.... (2)

Derniers morts au combat

Le dernier jour de guerre a fait près de 11 000 tués, blessés ou disparus, soit plus que lors d'une opération majeure comme le Jour J en 1944. Certains soldats ont perdu la vie lors d'actions militaires décidées par des généraux qui savaient que l'armistice avait déjà été signé. Par exemple, le général Wright de la 89e division américaine prit la décision d'attaquer le village de Stenay afin que ses troupes puissent prendre un bain, ce qui engendra la perte de 300 hommes.

À 10 h 45 du matin, soit 15 minutes avant l'heure du cessez-le-feu, Augustin Trébuchon a été le dernier soldat français tué, estafette de la 9e compagnie du 415e régiment de la 163e division d'infanterie, il est tué d'une balle dans la tête alors qu'il porte un message à son capitaine. Le dernier britannique, George Edwin Ellison a été tué à 9 h 30 alors qu'il faisait une reconnaissance non loin de Mons en Belgique. Le dernier soldat canadien a été George Lawrence Price, deux minutes avant l'armistice. Il a d'abord été enterré à Havré avant d'être transféré à Saint-Symphorien (Belgique), au cimetière militaire. La pierre tombale d'Havré est exposée au musée d’Histoire militaire de Mons. Enfin l'Américain Henry Gunther est généralement considéré comme le dernier soldat tué lors de la Première Guerre mondiale, 60 secondes avant l'heure d'armistice, alors qu'il chargeait des troupes allemandes étonnées parce qu'elles savaient le cessez-le-feu imminent.

La date de décès des morts français du 11 novembre a été antidatée au 10 novembre par les autorités militaires. Deux hypothèses expliquent cette décision. L'hypothèse symbolique : pour les autorités militaires, il n'était pas possible ou trop honteux de mourir le jour de la victoire; l'hypothèse matérielle : cette décision a été prise dans de nombreux cas par des médecins ou les chefs directs des soldats morts après l'armistice (dans ce cas, les épouses ne touchaient pas les pensions de guerre) afin d'éviter toute forme de contestation sur l'attribution des pensions des veuves de guerre.

La municipalité s’associe aux autres communes de France pour « Témoigner sa reconnaissance et son admiration aux merveilleux soldats qui ont libéré le sol français par la victoire ». Elle « adresse ses félicitations à M. Clémenceau, au maréchal Foch et à toute l’armée française et à celle des alliés qui ont bien mérité de la patrie ». (4)

Si partout, même dans les plus petites campagnes l’armistice a été fêté avec joie, à Paris, ce fut du délire. Dans l’après-midi du 11 novembre, nous nous rendons à la capitale. Le spectacle des rues est vraiment impressionnant. Des milliers de drapeaux ornent les boulevards et les rues. La foule se presse, s’entasse pour manifester. Des grappes humaines sont suspendues et perchées sur des camions de toutes sortes ; les soldats alliés sont embrassés par les femmes et je remarque que les poilus français, embrassent les jeunes filles et les femmes avec liberté. La foule s’empare de canons boches et les promène dans les rues. Le soir, les rues s’illuminent. On se jette des confettis ; à tous les coins des marchands de chansons et de drapeaux ; des bals s’improvisent. Ces manifestations recommencent le lendemain 12 novembre. Quel changement avec il y a quelques mois. Aujourd’hui, tout le monde est joyeux et impressionné en entendant les cloches, le canon et les cris qui annoncent la défaite de l’Allemagne. (8) 

Le 1er décembre 1918, des plaintes ayant été formulées à plusieurs reprises par des habitants qui sont journellement incommodés par les jets de pétards dans les rues, sur les toits et jusque dans l’intérieur des maisons, (4)

décembre 1918 : chaque ménage ne dispose ce mois-ci que de 50kg de charbon…(4)

Libération des classes 1887-1888-1889. (8)

Le mardi 3 décembre 1918 arrivent à Taverny 3 batteries du 120ème d’artillerie lourde. Les pièces de 155 sont alignées sur la place de la mairie. Pendant leur séjour dans notre localité, les artilleurs donnent un assez grand nombre de bals – cinémas – certains hommes sont employés à reboucher les tranchées dans la forêt. (8)

Le 3 décembre 1918, on commence à allumer, de place en place, quelques becs de gaz. (8)

L’armistice est prolongé jusqu’au 17 janvier 1919. Ce nouveau traité est signé à Trèves.

Petit à petit, on démobilisa …, et la vie reprit : joyeuse, dans les foyers réunis, mais triste, hélas ! Dans ceux, nombreux, que la mort avait frappés. (4)

Petit à petit, les mobilisés, redevenus civils, retrouvaient leur foyer, ou se hâtaient   d'en fonder un (2)

Saint-Leu-la-Forêt comptait 150 morts, parmi ses mobilisés ...des plaques commémoratives furent posées à l'Eglise, puis à la Mairie. (2)

1919

Au moment où se lève la nouvelle année, l’espérance et l’impatience se manifestent un peu partout. On attend anxieusement le retour des prisonniers civils et militaires qui sont encore sous le joug allemand. On trouve que la démobilisation ressemble plutôt à l’immobilisation ; nos braves poilus souhaiteraient une plus grande activité. Les services publics fonctionnent très mal ; on ne cause que d’embouteillages dans nos ports, dans nos gares, dans nos postes. Une lettre adressée d’Enghien a mis 12 jours pour arriver à Taverny. Tout courrier arrive avec plusieurs jours de retard.Le commerce et l'industrie souffrent de cet «état de choses qui cloche de partout. (8)

La fin des hostilités donne libre cours aux discussions. Le parti chauvin regrette que la guerre se soit terminée si vite « sans la précipitation de conclure la paix de Wilson, nous prenions  la grande offensive le 12 novembre 1919 et l'armée allemande était écrasée ». Dans le parti ouvrier, le président Wilson est porté aux nues « Grâce à Wilson, nous aurons la société des  Nations, le désarmement général etla suppression des guerres ». (8)

Depuis le début de la guerre, nous nous sommes toujours plaints de la cherté de la vie. Que dire aujourd'hui où le coût de la vie a triplé ! (8)

Les premiers jours de la nouvelle année nous apportent des inondations un peu partout. La Seine    devient menaçante,

15 janvier 1919 fin de l'Hôpital auxiliaire N°104

Le 16 janvier 1919, un nouvel armistice est conclu à Trèves entre l'Allemagne, la France et l'Angleterre, jusqu'au 17 février 1919, Les nouvelles conditions obligent l'Allemagne à livrer des machines agricoles, des sous-marins, des navires de commerce etc, les alliés prennent le droit d'occuper les forts de la rive droite du Rhin en avant de Strasbourg, (8)

Les 24 et 25 janvier 1919, grève des transports parisiens. (8)

Ebert est élu président de la république allemande

Le conseil supérieur de la guerre fixe les conditions d’un nouvel armistice : désarmement complet de l’Allemagne au point de vue militaire naval, aérien et financier – interdiction de toute opération contre la Pologne – convention provisoire assurant les délais de négociation.

Mort du général Mornier, gouverneur de Paris.

A Paris « les baraques Clémenceau » sont un sujet de conversation. Il doit être vendu dans ces baraques des articles à des prix modérés pour lutter contre la vie chère. (8)

L’armistice est renouvelé le 16 février 1919 pour une période courte sans date d’expiration à laquelle les puissances alliées et associées se réservent le droit de mettre fin sur un préavis de trois jours.

Le général Berdoulat est nommé gouverneur de Paris

Le 19 février 1919, attentat contre monsieur Clémenceau. Le Président du conseil est blessé d’une balle de révolver dans son automobile. Cottin, l’assassin est arrêté. (8)

Les démobilisés toucheront une indemnité de 250 francs, 15 francs par mois dans les unités non combattantes ou 20 francs par mois de service dans les unités combattantes. (8)

1er mars 1919 passage à l’heure d’été.

Raoul Villain l’assassin de Jean JAURES. Après cinquante-six mois de détention préventive, la guerre achevée, son procès est organisé devant la Cour d’assises de la Seine. Villain a la chance de n’être jugé qu’en 1919, dans un climat d’ardent patriotisme. Lors des audiences qui se déroulent du 24 au 29 mars, ses avocats, dont le grand pénaliste Henri Géraud, mettent en avant sa démence. Ils argumentent aussi sur l’acte d’un homme isolé, ce qui résultait de son interrogatoire par Célestin Hennion, le préfet de police de Paris, dans la nuit du 31 juillet 1914. Il est acquitté le 29 mars 1919 par onze voix sur douze, un juré ayant même estimé qu’il avait rendu service à sa patrie : « Si l’adversaire de la guerre, Jaurès, s’était imposé, la France n’aurait pas pu gagner la guerre. » La veuve de Jaurès est condamnée aux dépens (paiement des frais du procès).

14 mars 1919, le 3e conseil de guerre de Paris, juridiction militaire, condamnait à la peine de mort Émile Cottin, l’anarchiste qui avait blessé de plusieurs balles Clemenceau le 19 février précédent.

Raoul Villain s’exile alors à Santa Eulalia, plus précisément à la cala San Vicente, sur l’île d’Ibiza dans les Baléares, où les locaux le surnomment « le fou du port ».Peu après le début de la guerre d’Espagne en juillet 1936, l'ile tombe rapidement aux mains des franquistes, puis est reconquise par les républicains, qui la quittent rapidement. Celle-ci est alors reprise par des groupes anarchistes, mais l'île est bombardée par l'aviation franquiste et dans le chaos, le 13 septembre 1936, les anarchistes l’exécutent pour espionnage au profit de l’armée franquiste, sans que l'on sache s'ils savaient qui il était …

Cottin est gracié. La peine capitale est commuée en dix ans de réclusion.

La journée de 8 heures et la réforme électorale sont votées.

Mécontente d’une déclaration du président Wilson qui refuse Fiume à l’Italie, la délégation italienne quitte Paris.

1er mai 1919 chômage presque général dans toute la France. Bagarres sanglantes à Paris.

Nombreuses grèves dans la région parisienne ; situation très grave ; augmentation du coût de la vie. (8)

Le traité de Paix est communiqué aux Allemands au château de Versailles.

L’affaire Landru

Les Allemands ont jusqu’au 28 juin 1919,  7 heures du soir, pour accepter les conditions définitives de paix. Vifs incidents à Versailles. Les plénipotentiaires allemands sont sifflés par le public et reçoivent des pierres. M Clémenceau révoque le préfet de Seine et Oise Chaleil et M Oudeille, commissaire spécial, pour défaut de mesures d’ordre.

La délégation allemande décide de rejeter les conditions des alliés Démission du cabinet italien et du cabinet allemand.

Les équipages allemands coulent leur flotte internée aux Orcades (73 navires sont coulés).

Des drapeaux français sont brûlés en Allemagne.

Cette fois, nous arrivons au dénouement du grand drame ; il n’y a plus aucun doute l’Allemagne capitule. L’assemblée de Weimar décide de signer la paix par 237 voix contre 138 et 5 abstentions.

Le 23 juin 1919, l’Allemagne capitule sans conditions.

Les Allemands s’expliquent par cette note adressée à M. Clémenceau : « Il est apparu au gouvernement de la république allemande consternée par la dernière communication des gouvernements alliés et associés que ceux-ci sont décidés à arracher à l’Allemagne par la force l’acceptation des conditions de paix même de celles qui, sans présenter une signification matérielle, poursuivent le but de ravir au peuple allemand son honneur. Ce n’est pas un acte de violence qui peut atteindre l’honneur du peuple allemand. Le peuple allemand, après des souffrances effroyables de ces dernières années n’a aucun moyen de le défendre par une action extérieure. Cédant à la force supérieure et sans renoncer pour cela à sa manière de concevoir l’injustice inouïe des conditions de paix, le gouvernement de la république allemande déclare qu’il est prêt à accepter et à signer les conditions de paix imposées par les gouvernements alliès et associés.

Le traité de Versailles de 1919 est un traité de paix signé entre l'Allemagne et les Alliés à l'issue de la Première Guerre mondiale.

Élaboré au cours de la conférence de Paris, le traité fut signé le samedi 28 juin 1919, dans la galerie des Glaces du château de Versailles et promulgué le 10 janvier 1920. Il annonça la création d'une Société des Nations et détermina les sanctions prises à l'encontre de l'Allemagne et de ses alliés. Celle-ci, qui n'était pas représentée au cours de la conférence, se vit privée de ses colonies et d'une partie de ses droits militaires, amputée de certains territoires et astreinte à de lourdes réparations économiques. Ces indemnités restent cependant inférieures, par rapport à la richesse nationale, à ce que la France avait dû payer aux Alliés en 1815.

Le lieu de la signature du traité permet à la France d'effacer symboliquement l'humiliation de la défaite lors de la guerre franco-allemande de 1870. C'est en effet dans la même galerie des Glaces, au château de Versailles, qu'avait eu lieu la proclamation de l'Empire allemand, le 18 janvier 1871.

Choix de la date

La signature du traité de Versailles le 28 juin 1919 commémore le 28 juin 1914, date de l'attentat de Sarajevo, cause de l'ultimatum austro-hongrois adressé à la Serbie, dont le refus a déclenché la Première Guerre mondiale.

traite

nditions de la rédaction et de la signature du trait

On invita des représentants de territoires du monde entier à la conférence de paix, mais aucun responsable des États vaincus et de la Russie, qui avait quitté la guerre en 1917. Certaines personnalités eurent une influence déterminante. On en retient habituellement les dirigeants de cinq des principales puissances victorieuses  : Lloyd George, Premier ministre britannique, Vittorio Orlando, président du Conseil italien, Milenko Vesnić ministre de Serbie, Georges Clemenceau, son homologue français et Woodrow Wilson, le président des États-Unis.

 signature

Chaque représentant est libre de travailler à la rédaction du traité, mais les positions de ces hommes divergent. Le président américain veut mettre en place la nouvelle politique internationale dont il a exposé les principes directeurs dans ses Quatorze points. Pour lui, la nouvelle diplomatie doit être fondée sur le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes et sur la collaboration entre États. Il dispose d'un grand prestige et surtout d'une puissance économique sans égale, face aux Européens ruinés et saignés. Il cherche à ménager l'Allemagne, à la fois pour éviter que le esprit revanchard ne s'y développe et pour y retrouver un partenaire économique. Les responsables anglais tiennent aussi à laisser à l'Allemagne une certaine puissance. Fidèles à leur théorie d'équilibre entre les puissances, et peu conscient que la France sort très affaiblie du conflit, ils tiennent à empêcher la France d'acquérir une hégémonie en Europe continentale. Clemenceau, au contraire, cherche à imposer de lourdes indemnités pour limiter la puissance économique et politique de l'Allemagne, et pour financer la reconstruction de la France.

L'affaire de Fiume

Article détaillé : Régence italienne du Carnaro.

La signature du traité fut retardée de plusieurs mois par le coup de force de Gabriele D'Annunzio qui s'empara de la ville de Fiume. Il fallut attendre l'intervention de la marine italienne en décembre 1920 pour que le traité de Rapallo, instaurant l'État libre de Fiume, puisse s'appliquer et permettre la proclamation officielle du traité de Versailles. C'est lors de ces événements que Georges Clemenceau fait appel au général Humbert, mis à disposition de son gouvernement militaire quelques mois plus tôt par le général Mordacq, et l'envoie en Adriatique par Fiume et les territoires revendiqués par les Italiens. Les forces interalliées dans les Balkans et l'Adriatique constatent cet impérialisme italien qui se porte à l'encontre de l'esprit du Traité de Versailles embryonnaire ; Lloyd George et Georges Clemenceau s'inquiètent de ce comportement agressif qui prolonge les tensions de la fin de guerre, tandis que Woodrow Wilson voit par ces revendications une menace au « droit des Serbes et des Slaves à disposer d'eux-mêmes ». La prise de Fiume laisse entrevoir le militarisme et le nationalisme de l'Italie six ans avant Mussolini.

Contenu

La première partie établit une charte pour une Société des Nations. Elle reprend l'idéal wilsonien d'une diplomatie ouverte, organisée par un droit international. La treizième partie pose les principes du Bureau International du Travail. Le reste du traité est essentiellement consacré aux conditions de la paix en Europe. Un principe, énoncé à l'article 231, structure l'ensemble : l'Allemagne et ses alliés sont déclarés seuls responsables des dommages de la guerre (que l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie avaient effectivement déclarée en 1914). Ce principe justifie les exigences très lourdes des vainqueurs à l'égard de l'Allemagne. Les principales dispositions du traité sont :

Remaniements territoriaux

La seconde partie du traité définit les frontières de l'Allemagne, mais dans plusieurs régions, le tracé définitif est remis à plus tard. L'indépendance des nouveaux États de Pologne et de Tchécoslovaquie est également affirmée. L'indépendance de l'Autriche est également protégée : il est interdit à l'Allemagne de l'annexer (art. 80).

L'Allemagne se voit amputée de 15 % de son territoire et de 10 % de sa population au profit de la France, de la Belgique du Danemark, et surtout de la Pologne, nouvellement recréée. Il s'agit essentiellement de régions qu'elle avait naguère conquises par la force. Les principales transformations territoriales sont :

la restitution à la France de l'Alsace et de deux départements lorrains (La Moselle et La Meurthe) (art. 27) ;

l'intégration à la Belgique des cantons d'Eupen et de Malmedy, dont la Vennbahn (art. 27) ;

la possibilité pour le Danemark de récupérer certains territoires du nord de l'Allemagne où se trouvent des populations danoises. La décision doit être soumise à un vote de la population locale. (art. 109 à 111). Le référendum est mené en 1920. Les villes d'Aabenraa, Sønderborg et Tønder, et leurs environs passent alors au Danemark

Le Territoire du Bassin de la Sarre est placé sous administration internationale pour 15 ans. Son statut définitif doit être soumis à référendum.

D'importants territoires qui se trouvaient dans l'est de l'Allemagne sont attribués au nouvel État polonais (art.28). Dans certaines régions, le statut définitif n'est pas décidé. Il doit être déterminé par une commission ou par un référendum dans la zone concernée (art 87 à 93). Dantzig devient une ville libre, ce qui garantit l'accès de la Pologne à la mer, mais a aussi pour effet de séparer la Prusse orientale, restée allemande, du reste de l'Allemagne.

Dispositions militaires

De nombreuses mesures sont prises pour limiter le pouvoir militaire de l'Allemagne et protéger ainsi les États voisins. Les clauses militaires forment la cinquième partie du traité.

L'Allemagne doit livrer 5 000 canons, 25 000 avions, ses quelques blindés et toute sa flotte (qui se sabordera dans la baie écossaise de Scapa Flow).

Son réarmement est strictement limité. Elle n'a plus droit aux chars, à l'artillerie et à l'aviation militaire.

Son armée sera limitée à un effectif de 100 000 hommes et le service militaire aboli.

La rive gauche du Rhin, plus Coblence, Mayence et Cologne, sont démilitarisées.

condition

Dispositions économiques et financières

Page couverture de la version en anglais du traité. (Document publié vers le 28 juin 1919.)

À la suite des dommages de guerre causés pendant toute la durée de la guerre dans le Nord de la France et en Belgique, l'Allemagne - considérée comme principale responsable de la guerre - doit payer de fortes réparations à ces deux pays. Le montant à payer est fixé par une commission en mai 1921. Il s'élève à 132 milliards de marks-or, une somme très élevée. Le montant total des dommages causés par la guerre aux alliés a toutefois été estimé à 150 milliards de marks-or.

Plusieurs sanctions commerciales et des livraisons en nature complètent ce volet économique : l'Allemagne perd la propriété de tous ses brevets (l'aspirine de Bayer tombe ainsi dans le domaine public). Les fleuves Rhin, Oder et Elbe sont internationalisés et l'Allemagne doit admettre les marchandises en provenance d'Alsace-Moselle et de Posnanie sans droits de douane. En outre, le pays doit livrer aux Alliés du matériel et des produits.

Renoncement de l'Allemagne à son empire colonial

Dans la quatrième partie du traité, l'Allemagne, toujours à titre de compensations, est sommée de renoncer à son empire colonial. Il s'agit pour les puissances victorieuses d'agrandir leurs empires coloniaux aux dépens de l'Allemagne, mais aussi de punir moralement l'Allemagne. L'Allemagne, responsable de la guerre, avait commis auparavant des actes de barbarie, notamment le massacre des Héréros (1904-1911, en Namibie). En ce sens, elle est incapable d'assumer la mission civilisatrice que les contemporains attachent au colonialisme. C'est ainsi que, au sein des Alliés, les puissances coloniales riveraines des possessions allemandes en Afrique (Grande-Bretagne, France, Belgique et Union sud-africaine) se partagent ces dernières : le Cameroun, le Togo, l'Afrique-Orientale allemande (actuels Tanzanie, Rwanda et Burundi) et le Sud-ouestafricain (actuelle Namibie). Cette dernière colonie allemande a déjà été conquise militairement en 1914-1915 par l'Union sud-africaine, qui la reçoit en mandat par la SDN en 1920. Dans la foulée, l'Allemagne devra également renoncer à ses intérêts commerciaux (ses comptoirs et ses conventions douanières) de par le monde (Chine, Siam, Maroc, Égypte, Turquie, etc.).

Les traités annexes

Répartition des peuples européens du sud et de l'est avant le conflit.

Des traités annexes au traité de Versailles sont signés séparément avec chacun des vaincus : Les traités de Saint-Germain-en-Laye puis du Trianon avec l'Autriche-Hongrie qui est partagée en :

Une Autriche réduite au territoire majoritairement occupé par des germanophones ;

un État hongrois indépendant, réduit au territoire majoritairement occupé par des magyarophones, moins certains comtés de Slovaquie, Voïvodine et Transylvanie, notamment ceux enclavés dans d'autres majorités linguistiques ;

La Tchécoslovaquie, État principalement binational (Tchèques et Slovaques), mais avec une forte minorité germanophone (Sudètes) et d'autres minorités : polonaise, hongroise, ruthène.

d'autres parties de son territoire vont à :

La Roumanie (la Transylvanie avec de fortes minorités hongroise et germanophone, enclavées au milieu des Roumains) ;

L’Italie (les provinces germanophone de Bolzano et italienne de Trento, la ville de Trieste, la péninsule de l'Istrie et la ville de Zara en Dalmatie). Toutefois, la province de Bolzano est officiellement bilingue depuis la 2e moitié du XXe siècle, grâce à Alcide de Gasperi (nom allemand : Süd Tirol Bozen Provinz).

pour répondre aux vœux de la majorité des Slaves du sud à l'époque, et pour récompenser la Serbie, une fédération des Slaves du sud est créée : la Yougoslavie (dite alors officiellement Royaume des Serbes, Croates et Slovènes), comportant Serbie, Monténégro, Croatie et Slovénie, plus la Bosnie-Herzégovine (région multinationale) et une minorité hongroise en Voïvodine. Cette clause du traité de Versailles sera abrogée en 2003, et son abrogation, définitivement effective en 2006 : La Yougoslavie n'existe plus. Cependant, les anciennes régions austro-hongroises (Slovénie et Croatie), sont des pays à part entière, membres de l'UE (XXIe siècle).

L'Entente signe le traité de Neuilly-sur-Seine avec la Bulgarie, et celui de Sèvres avec l'Empire ottoman.

Le traité de Paix, signé à Versailles, le 18 juin 1919, semblait mettre le point final aux nombreuses épreuves que la France avait connu, mais réservait, hélas ! Bien de mauvaises surprises qu'on ne soupçonnait pas … (2)

Acceptation du traité de paix par les allemands

Le matin du 24 juin 1919 à 8 heures une dépêche de Mr le Préfet annonce officiellement à Mr le Maire, l’acceptation par les allemands, hier, 23 juin, à 5 heures du traité de paix présenté par les alliés

Dépêche ainsi conçue :

Veuillez dès réception de ce message prendre toutes les dispositions nécessaires pour que cloches d’églises sonnent à toute volée à l’occasion de l’acceptation des conditions de paix par l’Allemagne. En outre concertez vous s’il y a lieu avec les autorités militaires pour que salves d’artilleries soient tirées à blanc.

Mr le Maire, à 10h1/2se présente aux écoles et 1é élèves garçons sont envoyés sonner les cloches jusqu’à 11 heures. En même temps des drapeaux sont arborés aux fenêtres de la mairie.

Les cœurs sont réjouis de voir enfin se terminer la sanglante tragédie de cinq années bientôt de calamités et de deuils.

Le samedi 28 juin, dès la première heure arrive une dépêche officielle prescrivant pour le soir, à l’occasion de la signature de la Paix  que doit être donné au château de Versailles (galerie des glaces)  à 3 heures ; le pavoisement des monuments publics et en même temps congé aux enfants des écoles.

Une seconde dépêche vient ensuite corroborer la première et  indique aussi l’illumination des édifices publics.

Le soir, après les nouvelles reçues de Paris, annonçant que les signatures des allemands, des puissances alliées ont été données, la commune prend son air de fête, les drapeaux sont arborés aux maisons particulières, la Mairie s’illumine de sa rampe de gaz, les pétards résonnent et claquent de toutes parts. (10)

Le samedi 28 juin 1919, la paix est signée à Versailles. Les réjouissances commencent, les drapeaux alliés ornent les fenêtres, le 24 juin, à Taverny, les cloches de l’Eglise carillonnent en fête, le canon annonce que le grand jour si longtemps attendu est enfin arrivé. Il faut cependant reconnaître que l’emballement du public ne fut pas aussi vif que le jour de l’armistice.

Le 9 juillet 1919, l’Allemagne ratifie le traité de paix.

Les fêtes de la victoire

Je ne me sens pas assez d’aptitudes pour décrire mon impression sur ces journée inoubliables des 13 et 14 juillet 1919 à Paris. Plus de 4 millions sont dépensés par l’état pour célébrer ces magnifiques fêtes. Le 13 juillet, la foule est déjà nombreuse. Plusieurs cérémonies se déroulent à l’Etoile, à l’Hôtel de ville, aux Tuileries, puis c’est la Veillée des armes à l’Arc de Triomphe, autour du cénotaphe.  A 7 heures du soir, je remarque des milliers vde personnes déjà installées pour voir le défilé qui ne passera que lez lendemain à 9h du matin.

Le 14 juillet, les troupes alliées et françaises défilent sous l’arc de triomphe  sous le commandement des maréchaux Foch et Joffre. Les troupes françaises, sous le commandement du maréchal Pétain. Les maréchaux, généraux, officiers et poilus sont acclamés par 4 millions de personnes qui s’entassent dans la foule, sur les bancs, des arbres, des échelles, les fenêtres ; les toits et les balcons sont surchargés par le public en délire qui jette des fleurs et de l’argent aux troupiers. Pendant le défilé, le canon tonne, les musiques militaires jouent, le public acclame l’armée et se découvre devant les drapeaux. Il n’est plus question d’antipatriotisme … Tout le monde est ému et impressionné. Le soir la fête continue ; illuminations, bals, cortèges lumineux, feux d’artifice etc.…. en un mot, ces fêtes furent splendides et il est à peu près certain que jamais Paris ne sera aussi beau et aussi enthousiaste.

20 décembre 1919 : les réverbères à gaz ne sont pas encore tous allumés la nuit sur la voie publique. (4)

1920

La gare de Saint-Leu-la-Forêt est transformée avec les ressources provenant de surtaxes perçues sur les prix payés par les voyageurs. (1)

Louise

Luise de Bettignies

Louise Marie Jeanne Henriette de Bettignies, née le 15 juillet 1880 à Saint-Amand-les-Eaux, morte le 17 septembre 1918 à Cologne, est un agent secret français qui espionna, sous le pseudonyme d’Alice Dubois, pour le compte de l’armée britannique durant la première Guerre mondiale.

Lilloise depuis 1903, elle décide, dès l’invasion allemande de la ville en octobre 1914, de s’engager dans la résistance et l’espionnage. Polyglotte (français-anglais-allemand-italien), elle dirige depuis son domicile de Lille un vaste réseau de renseignements dans le Nord de la France pour le compte de l’armée britannique et de l’Intelligence Service. Sous le pseudonyme d’Alice Dubois, elle centralise des informations sur les opérations de l'armée allemande qui, via la Dame blanche, réseau de renseignements de Walthère Dewé en Belgique, sont transmises aux Britanniques par les Pays-Bas restés neutres. On estime qu’elle sauve la vie de plus d’un millier de soldats britanniques pendant les 9 mois de sa pleine activité (janvier à septembre 1915).

Son réseau, le réseau Alice d’une centaine de personnes signala le jour et l’heure de passage à Lille du train impérial transportant le kaiser en visite secrète sur le front. Lors de l’approche de Lille, deux avions anglais surgirent et bombardèrent le train, mais manquèrent leur cible. Le commandement allemand ne comprenait pas la situation unique de ces quarante kilomètres de front « maudits » (tenus par les anglais) sur près de sept cents kilomètres de front. L’un des derniers messages de Louise de Bettignies fut d’annoncer la préparation d’une gigantesque attaque allemande pour début 1916 sur Verdun. L’information fut relayée au commandement français, mais celui-ci refusa d’y croire.

Louise de Bettignies est arrêtée par les Allemands le 20 octobre 1915 près de Tournai et condamnée à mort le 16 mars 1916 à Bruxelles, puis sa peine est commuée en travaux forcés à perpétuité. Détenue pendant 3 ans, elle meurt le 27 septembre 1918, à l'hôpital Sainte-Marie de Cologne, des suites d'un abcès pleural mal opéré.

Sa dépouille est rapatriée le 21 février 1920 et, le 16 mars 1920, une cérémonie funéraire est organisée à Lille au cours de laquelle elle reçoit à titre posthume la croix de la Légion d'honneur, la Croix de guerre 1914-1918 avec palme, la médaille militaire anglaise et est faite officier de l'ordre de l'empire britannique. Son corps est inhumé au cimetière de Saint-Amand-les-Eaux.

20 juin 1920 : l’état verse 2016 francs d’indemnités aux communes « pour bouchage de tranchées ». (4)

L’aviateur Adolphe Pégoud repose au cimetière Montparnasse à Paris où sa dépouille a été transférée en octobre 1920 avec cérémonie à Notre-Dame.

8 novembre 1920 (discussion du projet de loi relatif à la translation des restes du soldat inconnu)

11 novembre 1920 Plantation à  Saint-Leu-la-Forêt d'un arbre de la victoire près du passage à niveau de la rue de Boissy (2)


1921

29 janvier 1921 De nouvelles classes, devenues nécessaires, sont crées à Saint-Leu, notamment dans la propriété Landrieux (angle rue Emile Bonnet et Grande-rue). (1)

192 ?…à Saint-Leu-la-Forêt dans l’entreprise de menuiserie Demange (rue de Chauvry angle rue de la Marée) fabrication industrielle des cercueils pour les morts de 14/18.

1922

14 août 1922 inauguration à SAINT-LEU LA  FORET du monument aux 153 morts

Sous lequel sont enterrés, dans la crypte, 19 soldats, dont 4 décédés à l'hôpital auxiliaire N°104, les quinze autres sont des Saint-Loupiens morts au champ d'honneur. (1)

Les soldats, mort au Champ d'honneur, au front, ou des suites de leurs blessures, dont les restes avaient pu être identifiés, furent ramenés au cimetière de Saint-Leu-la-Forêt. Beaucoup d'entre eux furent inhumés dans le caveau de leur famille. Pour les autres, des cases furent réservées dans la crypte construite sous le Monument aux Morts qui se dresse dans l'allée principale du cimetière, et devant lequel, chaque année, le 11 novembre, vont se recueillir les délégations des Associations d'Anciens Combattants et des Sociétés Locales. (2)

À compléter par tous…

1-Saint-Leu-la-Forêt à travers les siècles -  MAILLARD, André

2-Saint-Leu-la-Forêt (Val-d'Oise) - CAIGNARD, Henry

3-Mémoires Du Général GALLIENI Défense de Paris du 25 Août au 11 Septembre 1914

4-Domont Histoire d’un village d’Ile-de-France – François & Jacques BOUSQUET

5-Alfred DREYFUS Officier en 14-18  Souvenirs, lettres et Carnet de guerre

6-Objectif Taverny- Gérard SOURY

7-Taverny au XXe siècle-TEMOIGNAGES DE TABERNATIENS.

8- Taverny pendant le grand drame européen 1914-1918 par Albert VOISIN.

9- Paris est un leurre par BOISSEL, Xavier

10- Bessancourt

Les ponts détruits dans le Val d'Oise : Les ponts détruits

D'après un article pour Domont et sa région d'un contributeur voulant rester anonyme .

 

 

 

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