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Mars 1915 : diminution de l’éclairage public est prescrite. L’éclairage sera réduit de moitié dès le 1er avril (un bec sur deux). (4)

26 mars 1915 : «la journée scolaire serbe ». Souscription de 50F. (4)

Louis Pergaud est un instituteur et romancier français né à Belmont (Doubs), le 22 janvier 1882 et mort pour la France le 8 avril 1915, peu après la bataille de la Woëvre, près de Marchéville-en-Woëvre (département de la Meuse). Il est l'auteur de De Goupil à Margot, prix Goncourt 1910, et de La Guerre des boutons, paru en 1912.

En août 1914, Louis Pergaud est mobilisé dans l'armée française comme sous-lieutenant au 166e régiment d'infanterie cantonné à Verdun. Il sert en Lorraine sur le front Ouest, pendant l'invasion allemande. Le 7 avril 1915, son régiment lance une attaque contre les lignes allemandes : piégé dans les barbelés, il est blessé par balles. À la fin de l'offensive, l'écrivain comtois n'est pas parmi les rescapés.

Pergaud

 

Louis Pergaud en tenue militaire

On croit maintenant que, plusieurs heures plus tard, les soldats allemands sont venus à son secours, et l'ont emmené avec quelques-uns de ses camarades dans un hôpital provisoire. Ce bâtiment, situé à Fresnes-en-Woëvre, serait détruit par un tir de barrage de l'armée française le 8 avril. Louis Pergaud, et de nombreux compatriotes, ont été au nombre des victimes. Son corps n'a jamais été retrouvé.

Mort du soldat François Faber, cycliste qui avait gagné le tour de France en 1909 dont il tira comme surnom Le Colosse de Colombe. Du 2ème régiment de marche du 1er régiment étranger, il fut mortellement blessé le 9 mai 1915 dans le Pas-de-Calais lors de la terrible attaque des Ouvrages Blancs.

23 & 24 mai 1915 : « les journées françaises ». La vente des insignes a produit 250F ; subvention municipale de 100F. (4)

Un fermier d'Epiais-Rhus, mobilisé dès le commencement de la guerre, passait pour disparu aux yeux de tous, car personne ne pouvait donner de ses nouvelles. Or, hier, la gendarmerie de Marines ayant fait une descente dans a ferme ne tarda pas à découvrir un être étrange à la barbe et à la chevelure démesurée, sorte de dément pitoyable et méconnaissable. C’était Y…, qui, déprimé par la vie du front et vraisemblablement inconscient de ses actes, était venu, voilà de long mois, se cacher chez lui, loin du cauchemar affolant de la bataille. On l’a emmené (la Tribune du samedi 24 avril 1915)

Mort d’Albert Louis Thierry, Intellectuel libertaire, né le 25 août 1881 à Montargis et mort au front le 26 mai 1915 à Aix-Noulette, est un instituteur, écrivain et syndicaliste français Antimilitariste au moment de son service militaire en 1902-1903, quand il refuse de faire le peloton d'officiers, il se laisse gagner par l'élan patriotique de l'Union sacrée de 1914. Parti sur le front début septembre 1914 comme soldat au 28e régiment d'infanterie, il est tué le 26 mai 1915 à Aix-Noulette, à la Tranchée des Saules, à 33 ans. Selon son acte de décès, il est déclaré mort à 16 heures par un éclat d’obus reçu à la tête. Comme beaucoup d’autres de ses compagnons, il repose probablement dans l’un des ossuaires de la nécropole nationale de Notre-Dame-de-Lorette.

Dommage de guerre (CM du 30 mai 1915)

« Le Conseil procède à l’élection d’un délégué et d’un suppléant pour la commission chargée de l’évaluation des dommages causés par la guerre ».

La Journée Française (CM du 30 mai 1915)

« Monsieur le maire informe le conseil que la quête faite au profit de la « journée française » a produit 719 francs et cinquante centimes ».

Bureau de bienfaisance (CM du 30 mai 1915)

« Mr le Président expose que les ressources du bureau de bienfaisance ne peuvent faire face aux dépenses extraordinaires de secours occasionnés par la guerre. Le Conseil après délibération vote à l’unanimité une somme de 5.000 francs pour faire face  aux dépenses diverses courantes et aux secours de toute nature aux nécessiteux ».

Le 20 juin 1915 : « la journée de l’orphelinat des armée ». Vente d’insignes pour 220F ; subvention municipale de 100F. (4)

Prix du Gaz (CM du 27 juin 1915)

« Il est dit dans le procès-verbal du 21 juin courant que satisfaction est d éjà donnée à la première demande de la Compagnie du Gaz concernant la réduction de l’éclairage public. Quant à l’augmentation du prix du Gaz, la question est mise d’urgence à l’étude et il est demandé à la Compagnie de surseoir à la dite augmentation qui devrait avoir son effet à partir du 1er juillet prochain augmentation contre laquelle municipalités représentées proteste jusqu’à nouvel ordre ».

Marché de St-Leu (CM du 27 juin 1915)

« Le Conseil après s’être mis d’accord avec l’entrepreneur du marché d écide qu’il reprendra son service au premier juin courant moyennant une rétribution de 100 francs par mois, pendant la durée de la guerre seulement ».

Quête au profit des Orphelins de la Guerre (CM du 27 juin 1915)

« Le Conseil municipal à l’unanimité , regrette le refus des dames de la Croix-Rouge de prêter leurs concours à la quête qui a eu lieu ce jour, au profit des orphelins de la guerre. Ce refus est motivé par l’avis qui leur en a été donné par Mr le Curé de St-Leu sur l’ordre de ses supérieurs ».

Le 27 juin 1915 : le service public du téléphone est suspendu depuis le début des hostilités, mais le bureau de poste demeure ouvert à midi et le soir. Les frais de ce service supplémentaire incombent tout entiers à la commune, mais on maintient le statu quo en raison des services que le bureau de poste peut rendre actuellement à l’armée et au public pendant les heures supplémentaires d’ouverture. (4)

Quête au profit des Orphelins de la Guerre (CM du 4 juillet 1915)

« Monsieur le Maire informe le Conseil que le produit de la quête faite au profit des orphelins de la guerre a été de 584,55 francs net ».

Réquisition (CM du 4 juillet 1915)

« L’administration des postes ayant réquisitionné un cheval et une voiture à Mme Gallée boulangère, pour une période de 9 jours, le Conseil décide que le motif invoqué pour le non paiement ne pouvant être valable, l’administration des postes doit solder à Mme Gallée la somme de 45 francs montant de la réquisition ».

Distribution des prix (CM du 4 juillet 1915)

« Le Conseil décide, qu’en raison des évènements la distribution des prix aux élèves des écoles n’aura pas lieu cette année, que la remise des prix spéciaux et legs sera ajournée jusqu’à la fin de la guerre. Toutefois une lecture du palmarès sera faite dans les classes à une date qui sera ultérieurement désignée ».

Classes de vacances (CM du 4 juillet 1915)

« Le Conseil décide qu’il n’y a pas lieu, cette année, de faire de classes de vacances, mais par contre, informe les intéressés que la garderie et la cantine scolaire fonctionneront comme par le passé, du 16 juillet au 16 septembre, sauf pendant quelques jours pour le nettoyage et les réfections nécessaires et qu’une somme de 100 francs sera allouée à Melle Ladoné pour ce service ».

Quête au profit des Orphelins de la Guerre (CM du 4 juillet 1915)

« Le Conseil municipal au sujet du rapport fait à la précédente réunion sur le prétendu refus des dames de la Coix-Rouge de prêter leur cocours à la quête faite au profit des orphelins de la Guerre, après avoir entendu les explications de Mme Deleau, Directrice qui regrette le refus des jeunes filles désignées à cet effet, reconnait que les Dames de France n’ont donné aucun ordre pour empêcher cette quête ».

Le 13 août 1915 les territoriaux creusent des tranchées à l'Isle-Adam,

13 août 1915, cantonnement du Génie à Frépillon (équipages de ponts)

21 août 1915 : on a acheté 200hl de coke pour 520F – à 2.60F l’hectolitre soit une augmentation d’un franc en huit mois– (4)

On versera une indemnité à certains pompiers qui ont « exercé » sept mois en 1914. Après le départ des pompiers à l’armée, les Domontois bénévoles les remplacent. (4)

Le samedi 28 août 1915, vers midi nous entendons une canonnade assez proche. Peut-être des exercices de tir ? Dans la soirée, nous apprenons que plusieurs aviatiks cherchèrent à survoler Paris. Deux seulement réussirent à pénétrer sur la banlieue. L’un parvint jusqu’à Montmorency où il lança plusieurs bombes qui ne firent que peu de dégâts, mais aussitôt cerné par nos avions ; il dut battre en retraite. En passant à proximité des batteries et des forts, il reçut une formidable bordée de nos 75. Nos aviateurs parvinrent à le rattraper au-dessus de la forêt d’Hallatte entre Senlis et Creil.

Le mercredi 1er septembre 1915, à la lecture des journaux, trois mots sortent avec tristesse de toutes les bouches : « Pégoud est mort ». Adolphe Pégoud était un des plus populaires de nos aviateurs. Il s’était rendu célèbre par sa hardiesse et son sang-froid bien avant la guerre. (8)

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