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La bataille de la Marne : « Petite victoire ou grand fiasco ? »


Le général allemand von Kluck commandant la première armée allemande qui avait parié en août 1914 qu’il arriverait le premier sur Paris.

Le 22 août 1914 Après avoir envahi la Belgique et combattu les troupes Britanniques à Mons et Le Cateau, les allemands entrent à Lunéville. Dix neuf jours seulement après la déclaration de guerre à l’Allemagne, la France est envahie. Devant la puissance de frappe allemande, l'armée française qui est surtout très mal organisée et bien moins armée doit battre en retraite.

Après trois semaines de combats, L’armée allemande fonce sur Paris.

Paris est défendue par un camp retranché composé de troupes de soldats âgés et mal équipés que l’on appelle Territoriaux présentant une faiblesse manifeste sur son flanc nord ouest.

La ceinture de forts autour de la capitale avait bien paru nécessaire au lendemain de la défaite de 1870 mais, à la veille de l’ouverture des hostilités de la grande guerre, cette nécessité avait disparu. La Place de Paris délaissée voire très négligée par l’état majeur français était donc, au mois d'août 1914, à peu près dans la même situation qu'en 1880.

o«  Parce que l’arbre de la rue Nouet a « participé » à la bataille de la Marne » Arbre  Arbre   Arbre

En effet en août 1914, les autorités militaires organisent la défense autour de Paris. Tous les habitants des localités voisines, même les plus âgés sont réquisitionnés pour manier la pioche et la hache. L’armée française est en déroute et se replie sur Paris. Gallieni nous rapporte : « On travaille partout avec la plus grande activité, Il faut se hâter, c'est ce que tout le monde comprend, officiers, soldats et même les travailleurs civils réquisitionnés qui creusent la terre, coupent les arbres qui gênent la vue des artilleurs, et abattent dans les champs, des poiriers tout entier pour faire un bouclier à nos fantassins ». Notre chêne qui est en face de la batterie de Blémur sera coupé à la hâte à 1.20m du sol, les deux ormes de la Croix-Martin et le tout le verger autour y passeront aussi. Une barrière composée de poiriers entrelacés de fils de fer barbelés arrimés à notre tronc d’arbre serviront d’écran à nos troupes. Les allemands atteignent Luzarches, un combat de cavalerie à lieu sur la route de Champlâtreux.
Charles Rowe qui était le Conservateur du Musée Jean-Jacques Rousseau de Montmorency, resta sur place pour protéger les collections du pillage. Il nous a transmis un témoignage de première importance : « Les canons du fort de Domont ont tiré à plusieurs reprises sur les troupes allemandes pour tenir l’ennemi en respect ».

 Le commandant Dreyfus ordonnait le tir de la Zone Nord du camp retranché de Paris. (C'est du Fort de Domont qu’il tirera sur les troupes allemandes arrivées à Champlâtreux).
Est-ce que cette fameuse canonnade a fait dévier vers l’Est l’avance de l’armée ennemie ? On peut bien aujourd’hui se poser la question.
En tout cas, les allemands changent de direction et négligent Paris pour tenter de repousser les troupes françaises vers le sud-est et les prendre à revers. Dans ses mémoires, Dreyfus reste modeste et ne mentionne pas son rôle dans ce changement de stratégie. Il relate cependant : « Au moment de la marche de Von Klück sur Paris, notre émotion fut intense. Nous savions que la défense de la ville était très précaire, mais nous étions tous résolus à faire bravement notre devoir pour notre chère patrie. Un matin que nous étions en observation au fort de Domont, nous vîmes les troupes de Von Klück déboucher de Luzarches et, au lieu de se diriger sur nous, obliquer vers l’est en direction de l’Ourcq. Ce fut un soulagement, c’était le prélude de la bataille de la Marne, victoire éclatante. ».

 

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