< au fil  de l'histoire , promenades  EN FORET DE MONTMORENCY >

CHASSE

La chasse est une activité des plus répandues dans la France médiévale. Indépendamment de la sociabilité liée à ce divertissement sportif, ou de la possibilité de se procurer un supplément de nourriture, la chasse est considérée non seulement comme une façon de dominer l’espace et d’affirmer son pouvoir, mais aussi comme un apprentissage de la guerre.

L’Ile-de-France bénéficie à toutes les époques d’espaces juridiquement protégés, c’est à dire de forêts propres à abriter des sangliers, des chevreuils, des daims et des cerfs. En région parisienne, des « parcs » sont aménagés, en principe entièrement clos, tel le fameux bois de Vincennes, à l’intérieur desquels les animaux sauvages peuvent se reproduire mais sont aussi chassés par les seigneurs et leurs invités.

Une ordonnance de 1515 interdit de chasser les lièvres, hérons, perdrix et faisans aux non nobles. Reprise en 1533, elle interdit également la chasse aux bêtes « rousses ou noires », et au « gibier ». Celle de 1601 défend « aux paysans et gens de village » de posséder un chien à une lieue des forêts royales sauf s'il est attaché ou s'il a une patte rompue.

L’ordonnance de 1669 confirme les interdictions et apporte des précisions : « Faisons défense aux marchands, artisans, bourgeois, habitants de villes, bourgs, paroisses, villages et hameaux, paysans et roturiers, de quelque état et qualité non possédant fiefs, seigneuries et haute justice de chasser en quelque gibier de poil et de plume ». De plus elle annule la peine de mort pour fait de chasse.
 On pratique la chasse au tir, à la courre ou au faucon comme le connétable Anne de Montmorency avec son ami François Ier.

Les Condé, tout comme leurs cousins les Conti, sont de grands chasseurs. Au tir, dans la capitainerie d’ Halatte-Chantilly, un des princes de Condé tua seul, 66 sangliers et 2 chevreuils en une journée et une autre fois 606 lièvres.

A courre, les princes de Condé et de Conti utilisent une meute pour le cerf, une pour le sanglier et une troisième pour le chevreuil, toutes trois accompagnées d'un important personnel de vénerie et de nombreux chevaux.

En 1779, ces seigneurs font tracer et entretenir dans leur domaine, de larges routes forestières conçues pour avoir une vue lointaine depuis les carrefours et permettre au veneur de rejoindre rapidement les chiens.

En 1789, les cahiers de doléances recensent de nombreuses plaintes concernant les chasses des seigneurs et les dégâts occasionnés par le gibier.

Aux XIXe et au début du XXe siècle, le morcellement de la forêt de Montmorency ne permet plus la chasse à courre, certains propriétaires font enclore leurs parcelles pour tirer le gibier avec leurs invités. 
 

· Les Eaux et forêts : du 12e au 20e siècle. – CNRS, 1987. – (Histoire de l’administration française)
· L’Ile-de-France médiévale tome II. – Somagy, 2001
· Histoire de forêts : la forêt française du XIIIe au XXe siècle / France. Archives nationales. – Adam Biro, 1997.
 

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