< au fil  de l'histoire , promenades  EN FORET DE MONTMORENCY >

Louis Augustin Guillaume Bosc d’Antic
(1759-1828)
Naturaliste français, passionné de minéralogie et de botanique il étudie les sciences naturelles à Dijon. Au cours de botanique de Jussieu, il se lie d’amitié avec les Roland ;  sa liaison intime avec le couple le pousse dès le début de la Révolution dans les cercles des réformistes. Il hérite de Rousseau l’âme républicaine.

Il collabore au « Patriote français » de Brissot et se lie aux futurs Girondins. Il adhère au club des Jacobins et devient secrétaire du comité de correspondance où œuvrent Robespierre et Fabre d’Eglantine. En 1792 il est nommé administrateur des postes ; la même année il sauve l’avenir de l’arboriculture française en faisant transférer 203 variétés d’arbres fruitiers du jardin des Chartreux au jardin des Plantes.
Il écrit et illustre  en septembre 1793 un « Mémoire sur les araignées de la forêt de Montmorency » encore inédit et conservé au Muséum d’histoire naturelle (ms 872).
Proscrit avec les Girondins, le Directoire le nomme, après Thermidor, consul de France aux Etats-Unis en 1796. Sous le Consulat, Bonaparte le charge de mission en Italie.

Il publie un premier ouvrage, « l’Histoire naturelle des vers » en 1800. Grâce à l’appui de Cuvier, il devient inspecteur des pépinières en 1806 puis il entre à l’Académie des sciences. Il publie, en 1811, l’Encyclopédie méthodique de l’agriculture. Le duc Decazes le nomme, sous la Restauration, conseiller de l’agriculture du royaume et lui confie un immense travail sur les vignobles français (1820-1825). Il devient professeur de culture au jardin des Plantes à la mort d’André Thouin.
 

Bosc découvre notre région en 1780 lors de ses herborisations dans le vallon du château de la Chasse en compagnie des élèves de Jussieu. En 1791, il inaugure le buste de Rousseau à Montmorency et s’installe en 1792 à Sainte Radegonde près du château de la Chasse. A la chute des girondins le 31 mai 1793, il cache ses amis politiques dans son logis ainsi que les mémoires de Manon Roland. Habillé en paysan et pour ne pas éveiller l’attention, il se rend régulièrement chez ses amis à Saint-Prix et à Domont avec dans sa hotte des plantes médicinales. Dans notre histoire régionale, Bosc est le lien direct entre Rousseau et deux acteurs de la Révolution, Manon Roland et La Réveillière Lépeaux. Il repose dans un petit cimetière près du château de la Chasse.
 

· Environs de Paris, première série / Georges Cain. - Flammarion, [ca 1914]
· En flânant à travers la France : autour de Paris, Maintenon, La Ferté-Milon, Meaux et Germigny, Sainte-Radegonde, Senlis, Juilly, Maisons, la vallée de l'Oise, Gallardon, de Mantes à La Roche Guyon, Soissons, les jardins de Betz, Chantilly, Wideville, Livry / André Hallays. - Perrin, 1927
· Dictionnaire de pomologie tome III / André Leroy. - ADR, 1988
· Le Naturaliste Bosc et les girondins à Saint-Prix, canton de Montmorency / Auguste Rey. - [s.n.], 1882. - (Notes sur mon village)
· Le Naturaliste Bosc : un girondin herborisant / Auguste Rey. - Picard, 1901

 

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