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  • vuillemet - Jeudi 22 Juillet 2021 23:41
    La maison a été construite en 1912 pour monsieur Alaterre par l'architecte Jules Doré qui a apposé sa signature au rez de chaussée à droite du porche d'entrée. L'édifice a été agrandi à la fin des années 1960 par l'adjonction d'un premier corps de bâtiment latéral couvert en terrasse puis plus tard d'un second du même type pour servir de garage.



    Le plan de la maison en L a permis à l'architecte de disposer dans l'angle ainsi formé une terrasse à l'étage et un porche ouvert au rez de chaussée. La travée latérale gauche monumentale présente de bas en haut la succession d'une baie cintrée avec balcon aux balustres de pierre, une baie rectangulaire avec balcon sommée d'un fronton triangulaire et encadrée de paires de pilastres ioniques surmontés d'un entablement dorique et amortis par deux pots à feu posés sur des piédouches. Le tout est couronné par une grande lucarne aux rampants incurvés souligné par deux volutes. Une riche modénature et de nombreux motifs sculptés complètent cet exercice académique, illustrant l'éclectisme toujours en vigueur au début du siècle. L'usage de la pierre de taille est réservé à la façade antérieure.



    source : inventaire du patrimoine Ile de France
  • vuillemet - Mercredi 21 Juillet 2021 21:20
    Maison composée d'un corps de bâtiment principal et d'un pavillon carré formant belvédère dans sa partie supérieure qui domine la maison d'un étage de plus. Ce belvédère au toit en pavillon largement débordant est entouré d'une terrasse permettant d'avoir tous les points de vue, vers le lac mais aussi vers la campagne .Source : inventaire du patrimoine Ile de France
  • vuillemet - Mercredi 21 Juillet 2021 15:00
    La première église est établie sur un terrain acquis par la commune et à cette occasion, une nouvelle rue est tracée dans son axe, l'actuelle rue de Mora. Le principal donataire pour sa construction est la veuve de Joseph Moreno de Mora qui habite la commune voisine de Montmorency. Elle offre 50 000 francs pour ce projet et demande que le vocable Saint-Joseph soit choisi en hommage à son époux défunt. L'église fut construite entre 1858 et 1860 sur les plans de l'architecte Auguste Delaporte qui, partant à l'étranger, laisse le chantier à Antoine-Gaëtan Guérinot (1830-1891), élève de Viollet-le-Duc. Si l'on ne construit, dans un premier temps, qu'une nef à quatre travées, l'agrandissement de l'édifice par des bas-côtés et prévu dès la conception. En 1866, le projet d'un premier agrandissement est engagé par Guérinot. Plusieurs solutions sont proposées, dont la construction d'un transept de deux travées orientales avec un nouveau chœur. Finalement, c'est l'orientation initiale qui est retenue avec la réalisation de bas-côtés et la modification de la base du clocher pour lui assurer à la fois une plus grande solidité et offrir une façade plus harmonieuse. L'entreprise de travaux publics Pascal Franco (localisée à Nurcourt en Seine-et-Oise) commence à construire un premier bas-côté, ouvrant les murs gouttereaux entre les piles jusqu'aux arcs de décharge pour élever les chapelles, éclairées par des baies jumelles surmontées d'un arc formeret. Les sculptures sont alors exécutées par le sculpteur parisien Bernard. Les travaux, faute de financement, s'achèvent difficilement en 1868. L'inventaire des biens de la paroisse de 1906 (AD Val d'Oise 1V 616) signale la présence d'une pierre à l'intérieur au dessus du portail d'entrée portant l'inscription : cette église a été dressée à la mémoire de M. Joseph de Moreno de Mora par Marie de Mora et ses enfants M. Pascal M. de Mora, Mme Gil de Mora et M. Jean M. de Mora, 22 avril 1857. L'église devenant trop exiguë pour le nombre de paroissiens, l'abbé Simonin demande dès 1926 un second agrandissement. Plusieurs projets sont présentés, dont celui de l'architecte Albert Guilbert. Finalement, ce sont les architectes associés Albert Morize, Jean Lacour et René Boutin qui sont choisis. Ils travaillent en collaboration avec l'architecte municipal Henri Moreels. Parmi les différents projets proposés par les architectes (extension sur la place sans modification de l'ancien clocher, construction d'un triforium sur les côtés), celui adopté propose la mise en place d'un nouveau clocher, l'ajout de deux travées et l'ouverture de quatre portes supplémentaires. Les premières élévations, dans un style moderne proche d'Auguste Perret, ne plaisent pas à l'abbé Simonin, qui demande que l'édifice s'inspire de l'église Notre-Dame de Poitiers dans un style romano-byzantin. De la façade poitevine, les architectes ne reprendront que quelques éléments (façade pignon couronnée par deux frontons triangulaires imbriqués et surtout présence de deux clochetons latéraux, bien que très réinterprétés à Enghien). Les travaux sont confiés aux entreprises de maçonnerie Robert Feiss (8, rue Brune à Paris) et J. Peignin (Saint-Denis).
    Source : inventaire du patrimoine d'Ile de France
  • vuillemet - Mercredi 21 Juillet 2021 14:50
    D'un "ruisseau puant" à la découverte d'une source thermale
    C’est en 1766 que le Père Cotte, curé de la Collégiale de Montmorency, découvre les qualités sulfureuses de l’eau d’un ruisseau se déversant dans l’étang d’Enghien-les-Bains. Il fait analyser un échantillon prélevé dans ce ruisseau « puant » et l’envoie à Paris.

    En 1772, la première concession pour l’exploitation des eaux est accordée à Louis-Guillaume Le Veillard, qui a déjà en charge l’exploitation des eaux de Passy.

    Mais le véritable développement en une station thermale a lieu à l’arrivée du Docteur Péligot, ancien administrateur de l’Hôpital Saint-Louis à Paris. Il est à l’origine du premier véritable développement du hameau en une future station thermale.

    Le roi Louis XVIII est ainsi guéri d’un ulcère à la jambe grâce à un traitement aux eaux sulfureuses d’Enghien-les-Bains. La bonne société parisienne va dès lors s’y presser pour y « prendre les eaux »… On renomme même la source ayant soignée le roi en « Source du Roy ».

    L’année 1863, un nouvel établissement plus vaste voit le jour, la réputation de la station thermale ne cesse de s’accroître. En 1865, les eaux d’Enghien sont reconnues d’utilité publique par décret.

    Au tout début du XXe siècle, La Société d’Exploitation des Eaux et Thermes d’Enghien-les-Bains (SEETE) est chargée de l’exploitation du lac et de ses abords : celle-ci reprend en concession l’hôtel, l’établissement thermal, le jardin des roses et le casino.

    En 1935, l’établissement thermal est une nouvelle fois reconstruit, et dans les années 1950, il est le mieux équipé d’Europe pour soigner les pharyngites, sinusites et autres affections des voies ORL

    Le nombre de curistes ne cesse d’augmenter, allant jusqu’à 146 000 annuels (dont 30% sont étrangers)…
    Parmi les « produits » à base d’eau d’Enghien qui sont alors proposés, on trouve du dentifrice sans matières grasses (en complément des soins du traitement des parodontoses), des savons dermatologiques sulfureux (pour les affections de la peau), des pastilles sulfureuses (pour conserver « les muqueuses en bon état »). Il existe également déjà une partie « physiothérapie » (équivalent du spa, avec séances de sport collective, bains de sauna, douche, massage…) et une partie « esthétique », comme aujourd’hui.

    Les eaux thermales d’Enghien-les-Bains sont les plus sulfureuses en France (0.077 g/l). Elles sont fournies par 13 sources, dont 9 principales, elles sont limpides et leur température est de 13°C.

    Aujourd’hui, les eaux d’Enghien sont recommandées dans les affections des voix respiratoires et ORL (oreilles-nez-larynx : oto-rhino-laryngologie). Les cures proposées sont d’une semaine ou 21 jours.
    Source : ville d'Enghien-les-Bains
  • vuillemet - Mardi 20 Juillet 2021 18:09
    Cet immeuble est la réalisation emblématique de l'architecte Léon Nicolet qui y réside. Il est construit en 1911 pour Léon Bancel, propriétaire d'une entreprise de travaux publics à Saint-Denis. C'est ainsi que le chantier est confié à l'un de ses collaborateurs, Jules Peignin qui, de surcroît, semble être l'un des entrepreneurs favoris de l'architecte. Dans un premier projet, l'immeuble était encore plus imposant, avec sept étages sur 22 mètres de haut. En raison des lois d'urbanisme de la ville, l'édifice n'aura finalement que cinq étages sur les 16 mètres de haut règlementaires. Nicolet. Conformément à la typologie des immeubles résidentiels, l'édifice n'est pas aligné sur rue mais disposé en retrait et entouré d'une grille disposée sur un mur bahut. Sur sa carte de visite, l'architecte qui utilise cette réalisation au titre de publicité, décrit ainsi le modernisme de cet immeuble : moyens appartements avec loggias, balcons, terrasses comprenant : salon, salle à manger, deux chambres, salle de bain, toilette, cuisine, galerie. Il signale tout le confort moderne, ascenseur, chauffage central à l'eau dans toutes les pièces, nettoyage par le vide avec bouche dans chaque appartement et aspiration en cave. Electricité partout, eau et gaz, téléphone dans chaque appartement et belle décoration intérieure (texte sur une carte postale représentant le Palais Condé, archives départementales 95 . inventaire du patrimoine Ile de France
  • vuillemet - Mardi 20 Juillet 2021 16:35
    Dès 1884, sous le mandat du maire Anatole Carré est lancée l'idée d'acquérir une grande propriété dans la ville pour y installer la nouvelle mairie. En 1895 la propriété Paillard, contigüe à la mairie-école est achetée. Cette propriété dotée d'un grand jardin ouvrant sur la rue de Malleville possédait une pièce d'eau, une orangerie, une serre, des fabriques de jardin et de nombreux communs. Des travaux sont alors exécuté et la salle du conseil municipal prend alors place dans l'ancienne salle à manger, la salle de mariage est installée dans un salon et la salle de réception dans le billard. L'extérieur de l'édifice, maison bourgeoise de brique et pierre est conservé. Mais l'édifice devient rapidement exigu et, dès 1909, germe l'idée de la construction d'une nouvelle mairie. L'architecte parisien et Enghiennois L. Duran souligne que la ville d'Enghien est très en vue par le mouvement de sa population qui en fait chaque année un véritable lieu de réunions mondiales et artistiques et propose de lancer un concours pour la construction. Le projet n'abouti pas. En1912 l'architecte Louis Olivier dessine la grille d'entrée donnant sur la rue et confie sa réalisation à l'entreprise de serrurerie G. Tirfoin et fils de Soissons. Elle est mise en place en 1914. En 1932, des agrandissements sont effectués dans la mairie pour répondre au développement considérable des services municipaux. L'architecte de la ville, Henri Moreels, présente plusieurs projets. La version adoptée est celle qui propose la construction à l'arrière de l'édifice, au rez de chaussée, d'une nouvelle salle de mariage surmontée d'une salle du conseil couverte en terrasse. Le nouvel édifice présente les caractères des années Trente sur la façade antérieure : cinq grandes travées de baies en hauteur, une grande corniche saillante et un toit plat. Les réaménagements se sont succédés jusqu'à ces dernières années avec notamment la création d'un nouveau jardin à l'arrière de l'édifice, œuvre du paysagiste Brichet, inauguré en 2004.
  • vuillemet - Lundi 19 Juillet 2021 18:40
    Immeuble résidentiel construit par Léon Nicolet en 1910-1911 pour monsieur Bonnefoy. L'architecte fait remarquer qu'il est le premier immeuble d'Enghien à avoir tout le confort moderne. Dans un premier projet, Nicolet avait conçu un toit terrasse en ciment volcanique qui devait recevoir une couverture de terre et de gazon, utilisant là un procédé d'avant-garde. Le porche d'entrée particulièrement ouvragé était sur le projet initial couronné de deux vases sommés de boules et non de deux femmes à l'antique comme c'est le cas aujourd'hui. Source inventaire du patrimoine d'Ile de France
  • vuillemet - Lundi 19 Juillet 2021 18:30
    Le Castel de l'Espérance a été construit en 1911 par l'architecte Henri Moreels constitué de deux immeubles de rapport sur une parcelle dont l'architecte se dit le propriétaire, ce qui lui est contesté car ne figure pas comme tel sur la matrice. Il présente un premier projet où les immeubles font 19 mètres de haut, refusé en raison de sa non conformité avec le décret urbain n'autorisant qu'une hauteur totale de 14 mètres. Les deux immeubles sont construits sur une parcelle étroite : un premier immeuble en retrait avec un jardinet en avant, un jardin organisé sur le plan de l'architecte en quatre parterres et un second immeuble ave, c à l'arrière, un autre jardinet.
    Source : inventaire du patrimoine d'Ile de France
  • vuillemet - Lundi 19 Juillet 2021 17:49
    Maison à deux travées, en meulière et brique, qui présente, dans la partie haute, un caractère néo régionaliste normand : pans de bois, toit débordant couvert de tuiles plates, demi-croupe et aisseliers. Outre un décor de céramique formé de plusieurs panneaux en relief, la façade est également ornée de carreaux de grès formant une frise au niveau de l'imposte des baies du premier étage. A l'un des angles de l'édifice, un hibou grand duc, sculpté en ronde bosse, est disposé sur une colonne au chapiteau composite. Les linteaux des baies sont métalliques, ce qui est à cette période en Ile-de-France fréquent dans ce type de construction, mais le couvrement de l'édifice est également métallique, phénomène plus rare sans doute à mettre en relation avec un autre chantier mené par l'architecte : l'édification du marché couvert de Belfort en 1907. L'intérieur de l'édifice est très soigné avec un escalier orné d'une rampe en bois et ferronnerie au dessin original. Dans le salon, a été conservé le décor stuqué avec une représentation de l'Automne, moulage de l'un des quatre panneaux de la fontaine de Grenelle à Paris, due au sculpteur Bouchardon.
    Source inventaire du patrimoine d'Ile de France
  • vuillemet - Lundi 19 Juillet 2021 17:29
    Maison à deux travées, en meulière et brique, qui présente, dans la partie haute, un caractère néo régionaliste normand : pans de bois, toit débordant couvert de tuiles plates, demi-croupe et aisseliers. Outre un décor de céramique formé de plusieurs panneaux en relief, la façade est également ornée de carreaux de grès formant une frise au niveau de l'imposte des baies du premier étage. A l'un des angles de l'édifice, un hibou grand duc, sculpté en ronde bosse, est disposé sur une colonne au chapiteau composite. Les linteaux des baies sont métalliques, ce qui est à cette période en Ile-de-France fréquent dans ce type de construction, mais le couvrement de l'édifice est également métallique, phénomène plus rare sans doute à mettre en relation avec un autre chantier mené par l'architecte : l'édification du marché couvert de Belfort en 1907. L'intérieur de l'édifice est très soigné avec un escalier orné d'une rampe en bois et ferronnerie au dessin original. Dans le salon, a été conservé le décor stuqué avec une représentation de l'Automne, moulage de l'un des quatre panneaux de la fontaine de Grenelle à Paris, due au sculpteur Bouchardon.